MARQUET, La femme blonde
Albert MARQUET (1875-1947)
La femme blonde
1919
huile sur toile
98,5 x 98,5
Musée national d’art moderne - Paris- Centre Pompidou- don de M. Olivier Senn - 1939
© Mnam / Philippe Migeat – RMN / GP
La femme blonde
1919
huile sur toile
98,5 x 98,5
Musée national d’art moderne - Paris- Centre Pompidou- don de M. Olivier Senn - 1939
© Mnam / Philippe Migeat – RMN / GP
Essentiellement connu comme paysagiste, Albert Marquet réalise moins d’une vingtaine de toiles de nus au cours de sa carrière. C’est sans compter ses très nombreux dessins érotiques, exécutés à l’encre ou à la mine de plomb, qui nourrissent notamment L’Académie des dames, recueil paru en 1930. Son mariage avec Marcelle Martinet en 1923 met fin à ce genre qu’il pratique essentiellement dans sa période fauve (avec ses nus dans l’atelier de 1905), puis en 1912-1913, avec les prostituées rencontrées dans les maisons closes.
La Femme blonde, singulière autant par son format carré et monumental que par son caractère frontal, est sans doute le dernier nu peint par Marquet. Le cadrage original, avec la tête et les doigts coupés par le bord de la toile, de même que le regard direct et pénétrant du modèle, contribuent à donner à ce tableau une force particulière. L’œuvre présente également une dimension éminemment décorative avec les grands motifs floraux du tissu disposé à l’arrière-plan. Elle témoigne de l’enracinement de l’artiste dans une modernité que la scandaleuse Olympia de Manet avait inaugurée.
Le modèle est connu sous le prénom d’Yvonne. Il s’agit en réalité d’Ernestine Bazin, qui partage la vie d’Albert Marquet depuis plus d’une dizaine d’années. La jeune femme, vive et délurée, pose à de nombreuses reprises pour lui.
Cette toile est acquise par Olivier Senn à Drouot en 1933. Le collectionneur havrais s’attache à construire un ensemble représentatif des peintres qu’il affectionne. Marquet est de ceux-ci. Senn offre finalement la toile en 1939 au musée du Luxembourg, qui est alors le musée des peintres vivants
La Femme blonde, singulière autant par son format carré et monumental que par son caractère frontal, est sans doute le dernier nu peint par Marquet. Le cadrage original, avec la tête et les doigts coupés par le bord de la toile, de même que le regard direct et pénétrant du modèle, contribuent à donner à ce tableau une force particulière. L’œuvre présente également une dimension éminemment décorative avec les grands motifs floraux du tissu disposé à l’arrière-plan. Elle témoigne de l’enracinement de l’artiste dans une modernité que la scandaleuse Olympia de Manet avait inaugurée.
Le modèle est connu sous le prénom d’Yvonne. Il s’agit en réalité d’Ernestine Bazin, qui partage la vie d’Albert Marquet depuis plus d’une dizaine d’années. La jeune femme, vive et délurée, pose à de nombreuses reprises pour lui.
Cette toile est acquise par Olivier Senn à Drouot en 1933. Le collectionneur havrais s’attache à construire un ensemble représentatif des peintres qu’il affectionne. Marquet est de ceux-ci. Senn offre finalement la toile en 1939 au musée du Luxembourg, qui est alors le musée des peintres vivants