Le MuMa : invité d'honneur du Salon du dessin à Paris
Le salon du dessin se tiendra du 25 au 30 mars au Palais Brongnart, Paris 2eme arr.
Invité d’honneur du Salon du dessin 2026, le musée présente trente-six pièces parmi un ensemble de plus d’un millier de feuilles.
Parmi les dessins anciens – dont certains furent révélés au public lors du cinquantenaire du MuMa en 2011 – se distinguent quelques feuilles d’une qualité remarquable.
On y admire notamment une Académie d’Homme de Pierre-Paul Prud’hon, contemporain de Jacques-Louis David et que l’on surnommait le « Corrège français », ainsi qu’un dessin préparatoire pour l’immense toile Les Romains de la décadence de Thomas Couture, œuvre maîtresse qui accueille aujourd’hui les visiteurs du musée d’Orsay après avoir été présentée au Salon de 1847. Très proche de la composition finale, ce dessin s’attarde sur la précision des visages, tandis que corps et draperies ne sont qu’esquissés d’un trait léger.
La liberté du dessin du XIXe siècle
Le dessin du XIXᵉ siècle séduit ici par la liberté du trait et la force expressive et la fraîcheur des couleurs. Une sélection d’œuvres impressionnistes, nabis, symbolistes et fauves – abondamment représentées dans les collections – met en lumière les aquarelles aériennes d’Eugène Boudin, les pastels de Degas, Sisley, Pissarro, Guillaumin ou encore les dessins d’Henri-Edmond Cross. Pour évoquer la fin du siècle, plusieurs nocturnes à la gouache de Jean-Francis Auburtin, offerts en 2006 par Francine et Michel Quentin, déploient leur atmosphère silencieuse. Deux grandes feuilles illustrent quant à elles l’art académique ou de style « pompier », dont Le Repos du modèle d’Alexandre Chantron, œuvre singulière présentée à de nombreuses reprises dans les salons de province, avant son acquisition par le musée en 1894.
L’effervescence créative du XXe siècle
Enfin, pour évoquer l’effervescence créative du XXᵉ siècle, des œuvres de Paul Jouve et de Jean Dupas incarnent l’élégance de l’Art déco, tandis que Raoul Dufy baigne ses toiles d’un bleu vibrant, véritable « lumière-couleur » née des rivages normands. Les compositions chromatiques de Léon Gischia et Sonia Delaunay-Terk prolongent ce parcours sensible, qui s’achève sur trois gouaches abstraites des années 1950 de Jean-Michel Coulon offertes tout récemment au musée par sa fille Aline Stalla-Bourdillon.
Ainsi se dessine un ensemble rare par sa richesse et son éclectisme, témoin de près de deux siècles de passion pour l’art du dessin.
Commissariat général : Géraldine Lefebvre, directrice conservatrice.
Commissariat scientifique : Clémence Poivet-Ducroix et Michaël Debris, attachés de conservation.
Régie des œuvres : Laurène Marin, Hector Buscemi et Essaid Amzil.
Atelier de restauration : Agnès Gaudu-Majstorovic, restauratrice arts graphiques.
Informations pratiques :
Palais Brongniart
Place de la Bourse, 75002 Paris
Métro
Ligne 3 – Station « Bourse »
Ligne 8 – Station « Grands Boulevards »
Ligne 9 – Station « Grands Boulevards »
Horaires
Mercredi 25 mars : 12h – 20h
Jeudi 26 mars : 12h – 22h
Vendredi 27 mars : 12h – 20h
Samedi 28 mars : 11h – 20h
Dimanche 29 mars : 11h – 20h
Lundi 30 mars : 12h – 18h
Parmi les dessins anciens – dont certains furent révélés au public lors du cinquantenaire du MuMa en 2011 – se distinguent quelques feuilles d’une qualité remarquable.
On y admire notamment une Académie d’Homme de Pierre-Paul Prud’hon, contemporain de Jacques-Louis David et que l’on surnommait le « Corrège français », ainsi qu’un dessin préparatoire pour l’immense toile Les Romains de la décadence de Thomas Couture, œuvre maîtresse qui accueille aujourd’hui les visiteurs du musée d’Orsay après avoir été présentée au Salon de 1847. Très proche de la composition finale, ce dessin s’attarde sur la précision des visages, tandis que corps et draperies ne sont qu’esquissés d’un trait léger.
La liberté du dessin du XIXe siècle
Le dessin du XIXᵉ siècle séduit ici par la liberté du trait et la force expressive et la fraîcheur des couleurs. Une sélection d’œuvres impressionnistes, nabis, symbolistes et fauves – abondamment représentées dans les collections – met en lumière les aquarelles aériennes d’Eugène Boudin, les pastels de Degas, Sisley, Pissarro, Guillaumin ou encore les dessins d’Henri-Edmond Cross. Pour évoquer la fin du siècle, plusieurs nocturnes à la gouache de Jean-Francis Auburtin, offerts en 2006 par Francine et Michel Quentin, déploient leur atmosphère silencieuse. Deux grandes feuilles illustrent quant à elles l’art académique ou de style « pompier », dont Le Repos du modèle d’Alexandre Chantron, œuvre singulière présentée à de nombreuses reprises dans les salons de province, avant son acquisition par le musée en 1894.
L’effervescence créative du XXe siècle
Enfin, pour évoquer l’effervescence créative du XXᵉ siècle, des œuvres de Paul Jouve et de Jean Dupas incarnent l’élégance de l’Art déco, tandis que Raoul Dufy baigne ses toiles d’un bleu vibrant, véritable « lumière-couleur » née des rivages normands. Les compositions chromatiques de Léon Gischia et Sonia Delaunay-Terk prolongent ce parcours sensible, qui s’achève sur trois gouaches abstraites des années 1950 de Jean-Michel Coulon offertes tout récemment au musée par sa fille Aline Stalla-Bourdillon.
Ainsi se dessine un ensemble rare par sa richesse et son éclectisme, témoin de près de deux siècles de passion pour l’art du dessin.
Commissariat général : Géraldine Lefebvre, directrice conservatrice.
Commissariat scientifique : Clémence Poivet-Ducroix et Michaël Debris, attachés de conservation.
Régie des œuvres : Laurène Marin, Hector Buscemi et Essaid Amzil.
Atelier de restauration : Agnès Gaudu-Majstorovic, restauratrice arts graphiques.
Informations pratiques :
Palais Brongniart
Place de la Bourse, 75002 Paris
Métro
Ligne 3 – Station « Bourse »
Ligne 8 – Station « Grands Boulevards »
Ligne 9 – Station « Grands Boulevards »
Horaires
Mercredi 25 mars : 12h – 20h
Jeudi 26 mars : 12h – 22h
Vendredi 27 mars : 12h – 20h
Samedi 28 mars : 11h – 20h
Dimanche 29 mars : 11h – 20h
Lundi 30 mars : 12h – 18h
- Armand GUILLAUMIN (1841-1927), Sur le bateau, étude de personnages, pastel sur papier. Collection Senn-Foulds. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn
- Édouard VUILLARD (1868-1940), Au coin de la fenêtre, 1915, huile sur toile, 70 x 54 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard
- Edgar DEGAS (1834-1917), La Toilette, 1888, pastel, 50 x 59 cm. Collection Senn-Foulds. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn
- Edgar DEGAS (1834-1917), Après le bain, femme s'essuyant, ca. 1884-1886 / 1890 / 1900, pastel sur papier vélin, 40,5 x 32 cm. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn
- Alexandre Jacques CHANTRON (1842-1918), Le Repos du modèle, 1889, pastel. © 2013 MuMa Le Havre / Charles Maslard
Billet de blog du mardi 24 mars 2026
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